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« 1995-2015 : 20 ans de révolution Gay ! », un documentaire réalisé par Michel Royer pour les 20 ans de la Nuit Gay, le 20/10 à 20h50 sur Canal+

23 Juin 1995, Canal+ consacre une « Nuit Gay » à la fierté homosexuelle et fait vivre à la télévision française une révolution, après des décennies de silence ou de dérision sur la réalité vécue par les homos en France. Le lendemain, à Paris, pour la première fois la Gay Pride devient une manifestation de masse…

Vingt ans plus tard, les émissions, les débats et les films autour de l’homosexualité ne se comptent plus. Et le “mariage pour tous”, malgré les nombreuses et violentes réactions, teintées d’homophobie, des opposants à cette mesure d’égalité est inscrit dans la loi.

Pour marquer l’événement que constitue la 20ème Nuit Gay de Canal+, l’agence CAPA consacre un documentaire à ces vingt années d’histoire particulières. Un film de 90 minutes, intitulé « 1995-2015 : 20 ans de révolution Gay ! » et réalisé par Michel Royer, l’auteur du film d’ouverture de la première Nuit Gay de 1995, « Demain Monsieur », consacré à la représentation des homosexualités à la télévision.

Ce film d’archives et de témoignages met en lumière l’incontestable évolution de la société française sur les questions de la visibilité, de l’acceptation et des droits des personnes gays, lesbiennes, bi et trans. Il permet également de mesurer le chemin parcouru depuis vingt ans et d’évaluer quelle suite aura connue la “révolution” de 1995…

Construit à partir d’extraits d’archives les plus marquants, ce film revient sur vingt années d’histoire. Retour sur les étapes et les temps forts de cette période, sur les thèmes débattus, sur les modes de représentation, sur l’expression des paroles militantes, médiatiques et politiques et sur les personnalités emblématiques. Adrien Naselli et Séléna Théret, deux jeunes journalistes, sont allés à la rencontre de dix personnalités de premier plan, qui, pour faire vivre ce tableau panoramique, nous donnent leur sentiment et partagent leurs réflexions, tout au long du film. Que faisaient-elles en 1995 ? Où en était la société ? Comment ont-elles vécu et ressenti les épisodes successifs de cette histoire ? Comment jugent-elles la société actuelle, au regard des problématiques d’hier et d’aujourd’hui ?

« 1995-2015 : 20 ans de révolution Gay ! », un documentaire réalisé par Michel Royer et produit par Jean-Marie Michel, le 20/10 à 20h50 sur Canal+

« Défauts en série : Tous cobayes ? », un documentaire de Michel Guétienne, le 18/10 à 20h40 sur France 5

Des airbags qui tuent au lieu de sauver, des smartphones qui se plient en deux dans la poche, des aspirateurs qui n’éliminent que 5% de poussière… Ce sont des défauts en série, et tous les consommateurs peuvent un jour en être victimes. Pour gagner du temps, ou de l’argent, les fabricants commercialisent des produits parfois mal conçus. Les acheteurs serviront de cobayes…

Automobile, électroménager ou Hi-Tech, les défauts sont d’abord la rançon de la course à l’innovation. Pour sortir leurs produits avant la concurrence, de nombreux fabricants ne laissent pas à leurs ingénieurs le temps de les tester.

La réduction des coûts aboutit aux mêmes conséquences. Certains objets jusque-là inoffensifs, comme de simples ustensiles de cuisine, se transforment en engins dangereux et parfois même mortels. En cause, le manque de contrôles en usine, notamment pour les produits importés du sud-est asiatique.

L’industrie automobile n’échappe pas à cette loi des séries. Chaque année, plusieurs millions de véhicules sont rappelés par les constructeurs pour modification. Et ce n’est là que la partie reconnue par les marques. Lorsque la sécurité n’est pas en jeu, il arrive qu’on cache au client l’origine d’une panne. Un mensonge concerté, pour limiter le coût des indemnisations.

Lorsque les produits défectueux constituent plus une gêne pour l’utilisateur qu’une menace pour sa vie, les chances d’obtenir réparation sont très minces. Sauf aux États Unis : les défauts y sont traqués par une armada d’avocats. La loi les a dotés d’une arme redoutable : la class action. Résultat : de grandes marques comme Apple, ou Toyota, ont dû, après avoir minimisé certaines erreurs de conception, verser des millions de dollars à leurs clients.

« A poil sous la toge », un documentaire d’Olivier Ghis, le 05/09 à 23h15 sur Canal+

Alors que l’Histoire fait un retour fracassant dans la pop culture (voir le succès des deux derniers Goncourt, Au revoir Là-Haut et Pas Pleurer, le carton des émissions TV et radios historiques et des séries comme Vikings ou Tudors), il est temps de se demander comment le X revisite l’Histoire avec un grand H. Avec davantage d’alcôves que de cours magistraux, plus d’ébats, d’intrigues galantes que de batailles homériques. Le tout en préférant gaillardement le kitsch à la vraisemblance, le fantasme d’une époque à sa réalité. Normal, c’est plus sexy, c’est plus drôle. C’est du porno.

Si les historiens se sont rarement penchés sur le porno, le porno, lui a toujours eu un faible pour l’Histoire. Un goût qui lui est d’ailleurs venu très tôt, dès la naissance pour ainsi dire puisque les tout premiers films X répertoriés sont des saynètes à costumes : une évocations des mousquetaires côté français (A l’Ecu d’Or, 1908) et un western côté américain (A Free Ride, 1915).

A l’heure où fleurissent les émissions historiques (Secrets d’histoire, etc.), on peut se demander pourquoi. Pourquoi un genre aussi déshabillé que le cinéma X est-il si féru de films à costumes, d’époques désuètes alors que mettre à poil ses contemporains est si simple, si commode et tellement moins coûteux ?

C’est que l’Histoire, passée à la moulinette du porno, s’éloigne des Lagarde et Michard pour permettre toutes les licences, tous les fantasmes. Aucun survivant n’est là pour vous contredire, donc la liberté est totale. D’autant que certaines périodes, aux moeurs réputées plus lâches, offrent un terrain de jeux sans limite…

Ainsi, le porno, on s’en doute s’est amusé de la Préhistoire (Prehistorix, Homo Erectus) à fait grand cas de la Rome Antique (Gladiators, Cléopâtre), des moeurs dissolues de Versailles (Les portes jarretelles de la Révolution, Initiations d’une Jeune marquise) ou de la Belle Epoque (Dodo, petite fille au bordel, Code Name : Mata-Hari).

On ne manquera pas d’ailleurs d’établir un parallèle troublant avec la floraison, depuis quelques années, de séries mainstream historiques… Et particulièrement hot. De Rome à Spartacus, des Tudors à Vikings, toutes ces productions comptent au mois une scène érotique par épisode, voire davantage. Spartacus battant sans doute tous les records puisque certains épisodes s’ouvrent carrément sur des scènes d’orgie, etc.

Bref, le porno, une fois de plus en dit long, sous ses airs de distraction légère, sur nos contemporains et leur rapport a l’histoire, qu’ils préfèrent pimentée et croustillante, que poussiéreuse et rébarbative. Qui pourraient leurs en vouloir.

"Mittal : La face cachée de l'empire", un documentaire de Jérôme Fritel, le 16/09 à 20h50 sur Arte

Le groupe Mittal est le n°1 mondial de l’acier. Plus qu’une entreprise, c’est un empire présent dans 60 pays qui emploie 250.000 personnes.

Issu d’une famille modeste de Calcutta, Lashkmi Mittal est devenu, en l’espace de quinze ans, l’un des hommes les plus riches au monde. Plus qu’une réussite, Mittal incarne un symbole. Celui des mérites du nouveau capitalisme, libéral et mondialisé, et de la revanche du monde émergent sur les nations industrialisées.

Accueilli comme un sauveur en 2006, à la faveur de son OPA sur le groupe Arcelor, Mittal est aujourd’hui perçu comme le fossoyeur de la sidérurgie européenne.

Touchée de plein fouet par la crise économique, sa multinationale criblée de dettes, a perdu 80% de sa valeur, accumule les pertes et ferme ses usines les unes après les autres en Europe. Un déclin brutal qui révèle l’autre visage d’un modèle économique obsédé par la rentabilité à court terme, qui privilégie l’exploitation des richesses au profit des seuls actionnaires, au détriment de l’intérêt collectif.

L’échec du modèle Mittal illustre également la perte d’influence d’un continent, l’Europe, qui apparaît comme le maillon faible de la mondialisation. Impuissante à enrayer sa désindustrialisation, elle apparaît incapable, contrairement aux Etats-Unis et à la Chine, de protéger ses champions industriels qui ont assuré sa prospérité et de proposer un nouveau modèle économique porteur d’avenir pour les futures générations.

Ce documentaire est une investigation rigoureuse au sein de l’Empire Mittal. Pour la première fois certains de ses proches collaborateurs, actuels et passés, ont accepté de témoigner et de raconter l’extraordinaire destin d’un homme qui a voulu être le Roi de l’Acier. Pour le meilleur et pour le pire.

À travers l’analyse de la grandeur et du déclin d’un des groupes les plus puissants de la planète, cette enquête dévoile les secrets d’un système, largement inspiré par les méthodes et la mentalité de la finance, qui relève plus du « Monopoly » que du capitalisme industriel.

[Appel à projets documentaires] Deuxième édition du concours PREMIÈRE CAMÉRA

AB Groupe, Capa, France Info, KissKiss-BankBank et Racontr lancent la seconde édition de PREMIÈRE CAMÉRA, l’appel à création dédié au documentaire dans tous ses états et ouvert à tous les jeunes talents.

Pour participer, déposez votre projet puis lancez et réussissez votre collecte sur le site KissKissBankBank entre le 19 mai et le 14 septembre 2014. Les jurés désigneront en septembre les deux projets lauréats, parmi les collectes réussies !

Pour tout savoir : http://www.kisskissbankbank.com/premiere-camera
Pour lancer votre projet : http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/new

Participe à un documentaire sur la détox’ digitale pour Canal+

Dans le cadre d’un documentaire pour Canal +, Pierre O lance un appel à candidatures pour effectuer une cure de détox’ digitale.

Si t’es parisien et digital addict, ton profil l’intéresse… Pour participer c’est simple, il suffit de remplir le questionnaire qui se trouve dans la description de la vidéo.

[Appel à projets documentaires] Deuxième édition du concours PREMIÈRE CAMÉRA

Vous avez aimé Prison Valley, vous avez pleuré devant SugarMan et Michael Moore est votre héros. Vous voulez dire, montrer, vous voulez parler et faire parler. Caméra au poing ou à l’épaule, c’est le moment de vous lancer ! AB Groupe, Capa, France Info, KissKiss-BankBank et Racontr lancent la seconde édition de PREMIÈRE CAMÉRA, l’appel à création dédié au documentaire dans tous ses états et ouvert à tous les jeunes talents.

Le jury composé de journalistes, responsables d’antennes et de producteurs de France Info, Capa, AB Groupe, KissKissBankBank et Racontr remettra cette année deux prix pour récompenser le meilleur doc et le meilleur webdoc.
– Le lauréat du prix du meilleur documentaire verra son projet produit et diffusé sur l’une des chaînes du pôle Découverte & Sport AB Groupe.
– Le lauréat du prix du meilleur webdoc verra son projet produit par Capa et diffusé sur France Info.fr.
Pour participer, déposez votre projet puis lancez et réussissez votre collecte sur le site KissKissBankBank entre le 19 mai et le 14 septembre 2014. Les jurés désigneront en septembre les deux projets lauréats, parmi les collectes réussies !

Pour tout savoir : http://www.kisskissbankbank.com/premiere-camera
Pour lancer votre projet : http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/new

RETROUVEZ LES DEUX LAURÉATS 2013
LA MARCHE D’APRÈS
Par Lucas Roxo, Jenna Le Bras, François Hume-Ferkatadji
L’HÔPITAL, LA FRANCE ET LA RÉVOLUTION
Par Delphine Dufriche

« Hondelatte part en live… Dans une unité pour malades difficiles », le 18/04 à 22h55 sur 13ème Rue

Un film de Anna Salzberg et Christophe Hondelatte

Hôpitaux psychiatriques aux allures carcérales, les Unités pour Malades Difficiles traitent les patients les plus dangereux. Certains sont psychotiques. D’autres schizophrènes. La plupart d’entre eux ont tué. Dangereux pour eux-mêmes et pour les autres, ces patients ne peuvent pas être reçus dans des services de psychiatrie classiques. En France, seuls dix centres psychiatriques accueillent les malades les plus touchés et les plus agressifs.

C’est dans l’UMD de l’un des plus vieux hôpitaux psychiatriques de France à Bron à côté de Lyon, que le journaliste Christophe Hondelatte s’est immergé pendant quelques jours. Jour et nuit, sept jours sur sept, une importante équipe médicale encadre quarante patients. Dans cet univers clos et sécurisé, le journaliste a partagé les doutes, les craintes mais aussi les espoirs de ces médecins, infirmiers et aides-soignants.

À leurs côtés, il a pu nouer des liens avec certains d’entre eux. Il a également vécu au rythme des névroses et des crises des patients.

« Dans la peau d’un bipolaire : de l’ombre à la lumière », à voir le 18/03 à 20h35 sur France 5

Un film de Sarah Lebas et Alain Charlot

Gérard Garouste, peintre de renommé internationale et bipolaire depuis près d’un demi siècle, a vécu dix longues années de dépression et plusieurs internements en hôpital psychiatrique. Nadège, coiffeuse, réveillait ses enfants en pleine nuit pour les faire chanter à tue tête. Denise, ex ouvrière dans le textile et ancienne soudeuse, se sent bipolaire depuis toujours. A l’âge de dix ans, elle a vu Jeanne d’Arc en chair et en os dans une église. Marianne, architecte décoratrice d’intérieur, a alterné d’intenses moments de montée sexuelle et l’envie irrépressible d’en finir avec la vie. Yann, photographe résidant en Chine, a été touché par la folie des grandeurs. Locataire d’un palais princier au cœur de Pékin, il dépensait compulsivement son argent en livres et en tableaux.

Leur parcours toujours surprenant illustre la démesure et le déséquilibre que vivent actuellement 600 000 Français, un citoyen sur cent ! 600 000 personnes à subir les assauts d’une maladie autrefois nommée psychose maniaco dépressive, d’une maladie en forme de montagnes russes, avec ses sommets et ses abysses, ses périodes d’exaltations puissantes et ses phases de mélancolie profonde.

D’une maladie mal connue et souvent stigmatisée.
D’une maladie aux chiffres peu rassurants : 5 à 15% des bipolaires réussissent leur suicide.
D’une maladie qui, tout en faisant de ses victimes, des décalés de la vie, les projette régulièrement dans une dimension de grande souffrance.