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« Les Nouveaux Explorateurs : Diego Buñuel en Amérique Centrale », le 15/07 à 13h05 sur CANAL+

« Les Nouveaux Explorateurs : Diego Bunuel en Amérique Centrale » (rediffusion du 27/01/2013)

C’est une région du monde ravagée par les gangs, les narcotrafiquants et bien sûr la violence. Enclavés entre la Colombie (au sud) et le Mexique (au nord), les sept pays d’Amérique Centrale caracolent régulièrement en tête du classement des pays les plus violents, et qui ne sont pourtant pas en guerre. En six pays (nous excluons le Bélize) et six sujets, Diego propose une immersion dans ce no man’s land bordé par la mer des Caraïbes et les cocotiers.

C’est au Panama que Diego débute son voyage. Le pays est la porte d’entrée de toute cargaison de drogue qui tente de faire son chemin vers le Mexique, puis les États-Unis. Autant dire que les brigades anti-drogue Panaméennes ont du pain sur la planche… et la pression ! Ainsi, en cas de saisie de drogue et pour être sûr que rien ne filtre, les autorités brûlent la totalité de la prise, sur place. Diego suit l’une des ces brigades et assiste à cette pratique… inattendue.

Diego s’envole ensuite pour le Salvador où la pauvreté et le narco trafique ont fait le lit de la guerre des gangs, les maras, qui mine le pays depuis la fin de la guerre civile, soit le début des années 90. Les photos de ces mareros tatoués des pieds à la tête ont fait le tour du monde et plus personne n’ignore les noms de MS13 ou de Mara18, les deux principaux gangs, qui ont annoncé une trêve il y a quelques mois. Diego se rend dans le Barrio 18 à la rencontre d’un père pas très catholique qui fréquente les gangsters. Mais pour la bonne cause : le Padre Rodriguez-Lopez aide les mareros en effaçant leurs tatouages, étape préliminaire à toute réintégration de la vie sociale.

Direction le Honduras, pays le plus violent de la région et 4ème pays le plus inégalitaire au monde. Les Maras y recrutent des passeurs de drogue dès l’âge de 6 ans et au collège 10% des élèves sont déjà membres actifs d’un gang alors que près de la moitié seraient en sympathie avec l’un d’eux… Les autorités essaient de prendre le problème à la source en envoyant des policiers faire le tour des écoles primaires afin de tenter de convaincre les petits Honduriens de rester dans le droit chemin.

Au Guatemala aussi la mort fait partie du quotidien, surtout si l’on est une femme. On n’hésite pas à parler de Fémicide dans ce pays qui a vu mourir 5000 à 6000 femmes de mort violente depuis 2000, pour la simple raison qu’elles sont des femmes.

La mort est donc devenu un business comme un autre, et les croques-morts se font la guerre, à qui arrivera le premier sur le lieu du crime pour récupérer le cadavre. C’est au côté de l’un de ces caraqueros que Diego découvrira les astuces du métier.

Le Nicaragua est le plus grand pays d’Amérique Centrale et la 5ème destination de Diego. Ravagé par la pauvreté qui ôte tout espoir à une jeunesse massive (plus de la moitié de la population a moins de 18 ans), le Nicaragua a trouvé un allié inattendu en… l’Iran. Contre quelques hôpitaux et autres infrastructures, le Nicaragua offre son soutien diplomatique et logistique au dictateur Ahmadinejad. Dernière coopération en date : l’Iran vient d’installer une base d’entraînement au nord du pays, utilisée par le Hezbollah pour entrainer ses hommes. Le Président du Costa Rica s’est même publiquement récemment inquiété de l’influence grandissante de l’Iran chez son voisin.C’est justement au Costa Rica que Diego achève son voyage au bout de l’enfer. Un havre de paix pour finir sur une touche positive. Le pays est de loin le plus épargné par la violence de la région, et pourtant il ne dispose plus d’armée depuis 1948.

« PASSEPORT POUR LE CRIME » BOGOTA, un documentaire de Stéphane Jacques et Christophe Hondelatte le 30/01 à 20h45 sur 13ème Rue

« PASSEPORT POUR LE CRIME » BOGOTA, un documentaire en immersion de 90 minutes réalisé par Stéphane Jacques avec Christophe Hondelatte

Bogota, son nom fait encore trembler. Les années Escobar résonne toujours dans cette mégapole de 8 millions d’habitants. Ses rues sont hantées par une horde de zombies, ces fantômes toxicomanes et sans abri. Et la guérilla est à ses portes.

Christophe Hondelatte fait le portrait de la capitale de la Colombie par sa face sombre. Le spécialiste des faits divers a remis son cuir pour une immersion inédite dans les entrailles d’une société passionnante et criminogène…

Sur place, il suit dans leur travail des « faits-diversiers » locaux, journalistes tout-terrain, capables d’ouvrir toutes les portes. De la prison à la morgue, des coupe-gorges aux beaux quartiers, Christophe Hondelatte se frotte au quotidien morbide et sulfureux de Bogota.

Il patrouille avec les unités d’élite, remonte à la source de la drogue dans les quartiers chauds, rencontre des paysans qui vivent de la marijuana et de la cocaïne, s’entraîne pour échapper aux kidnappings et se fait même tirer dessus !

En Colombie, les cendres de la guerre civile sont encore chaudes, et les affaires d’otages dans toutes les têtes. Le pays continue de produire la moitié de la cocaïne mondiale. Mais les mentalités sont en train de changer. Bogota tente de tourner la page et de réprimer ses vieux démons. Le déploiement des forces de l’ordre dans les rues de la capitale est spectaculaire. C’est le dogme de la sécurité à tout prix, avec ses coups tordus et ses victimes collatérales.

Christophe Hondelatte se rend sur les scènes de crime, et fait parler coupables et victimes. Pour comprendre ce que les faits divers nous disent de la société colombienne, Christophe Hondelatte multiplie les rencontres, du dealer au médecin légiste, des prostituées au flic de quartier…

Son enquête est aussi un carnet de voyage écrit à la première personne. Une ballade à hauts risques au pays des narcos et des paramilitaires.

« D comme débrouille en Colombie », un reportage de Sebastian Perez, le 16/01 à 15h, dans Les Nouveaux Explos sur CANAL+

Cocaïne, Farc, milices d’extrême-droite, corruption, kidnappings, sont les maladies qui gangrènent la Colombie.

Ceux qui refusent de choisir entre la peste et le choléra n’ont pas le choix ils vivent du système D. Un loueur de machines à laver, des constructeurs de side-cars sur voie ferrée, un marchand de café avec sa voiture en bambou mais aussi un chiffonnier: Sebastian est partie à la rencontre de cette Colombie inventive parsemée de sourires et d’espoir.
Loin, très loin des clichés habituels.

D comme Débrouille … en Colombie, de Sebastian Perez Pezzani
Le 16/01 à 15h, dans Les Nouveaux Explos sur CANAL+