« Absolument Trans », le 09/06 à 22h20 sur Arte

Longtemps confinée aux marges de la société, la culture transgenre éclate aujourd’hui en pleine lumière, de Caitlyn Jenner à Laverne Cox. Comment ses représentants sont-ils passés du statut de phénomènes à celui d’égéries mainstream ?

Le 24 avril 2015, l’Américain Bruce Jenner, décathlonien médaillé d’or aux Jeux olympiques de 1976, héros national, républicain, sex-symbol et patriarche de la famille Kardashian, fait son coming out trans en prime time devant 17 millions de téléspectateurs. Désormais, appelez-la Caitlyn ! Un cap historique vient d’être franchi : longtemps marginalisés, les transgenres s’affichent dorénavant dans les médias, la mode, la pub…

Révolution

Pour la première fois, un documentaire retrace leur histoire dans la pop culture. Des pionnières du cabaret parisien des années 1950 à Dana International, lauréate du concours de l’Eurovision en 1998, des muses de la Factory d’Andy Warhol aux Youtubeurs ès transitions, des icônes de la lutte pour les droits des trans à la star Laverne Cox, de Lili Elbe (The Danish Girl) aux sœurs (ex-frères) Lana et Lilly Wachowski, réalisatrices de Matrix, Claire Duguet et Stéphanie Cabre nous entraînent dans un voyage épique jalonné de déceptions et de victoires inattendues. Riche en archives, leur film donne la parole à des personnalités aussi bien américaines qu’européennes : Zackary Drucker, Buck Angel, Stéphanie Michelini, Katastrophe, Balian Buschbaum, Bambi, Jen Richards… Ensemble, elles reviennent sur l’histoire de la révolution transgenre, de ses origines à nos jours, où leur visibilité n’a jamais été aussi grande.

« Absolument Trans », réalisé par Stéphanie Cabre et Claire Duguet, le 09/06 à 22h20 sur Arte

« Le Cinéma dans l’œil de Magnum », le 31/05 à 23h15 sur Arte

Depuis 70 ans, les photographes de Magnum ont observé le monde du cinéma, comme n’importe quel événement historique ou phénomène de société. Comme on part à la découverte d’un nouveau continent sur la carte du monde.

C’est par amour pour l’actrice Ingrid Bergman que Robert Capa prend la toute première photo de cinéma de Magnum sur le tournage des Enchaînés d’Alfred Hitchcock, inaugurant cette histoire entre l’agence et le cinéma.

À partir de nombreux récits inédits, Le cinéma dans l’oeil de Magnum retrace sept décennies d’histoires croisées entre deux mondes qu’à priori tout oppose : la fiction et le réel. Un témoignage unique sur les coulisses de la création cinématographique.

James Dean, cigarette au coin des lèvres, col relevé, mains dans les poches de son grand pardessus sombre, marchant sur un trottoir mouillé de New York ; Marilyn Monroe, perdue dans ses pensées dans l’immensité du désert du Nevada avec pour seule compagnie une perche à l’arrière-plan… À peine évoquées, ces images resurgissent, intactes, imprimées dans notre imaginaire collectif.

Plus de soixante ans après avoir été prises, ces photos n’ont rien perdu de leur force. Pas seulement parce qu’elles concernent deux grandes stars de cinéma, mais aussi et surtout par l’authenticité qui s’en dégage.

« Le Cinéma dans l’œil de Magnum », le 31/05 à 23h15 sur Arte. Un documentaire écrit et réalisé par Sophie Bassaler. Une coproduction Films à Cinq, Arte France, Magnum Photos

Crédits photos :
© Eve Arnold / MAGNUM PHOTOS
© ELLIOTT ERWITT / MAGNUM PHOTOS
© ROBERT CAPA / INTERNATIONAL CENTER OF PHOTOGRAPHY / MAGNUM PHOTOS

Deux nominations pour « Le Studio de la Terreur », le documentaire d’Alexis Marant produit par CAPA

Le documentaire d’Alexis Marant, produit par CAPA Presse et diffusé en septembre dernier sur Canal + est nommé aux Realscreen Awards dans la catégorie Social Issues / Current Affairs.
Le studio de la terreur a également été sélectionné dans la catégorie Social &Investigative des Rockie Awards, décernés lors du Banff World Media Festival.

Les palmarès seront annoncés respectivement le 7 juin à Los Angeles pour les Realscreen Awards, et le 12 juin à Banff au Canada pour les Rockie Awards.

Le Festival BANFF est le rendez-vous incontournable de la télévision et des médias digitaux, au Canada. Les Rockie Awards (du nom des montagnes où se tient le festival, les Canadian Rockies), viennent y récompenser les meilleures productions internationales dans les catégories fiction, documentaires et interactivité.

Les Realscreen Awards récompensent à Los Angeles les meilleures fictions et documentaires produits dans le monde durant l’année précédente. Ils réunissent les acteurs majeurs de l’industrie télévisuelle américaine.

Le documentaire a déjà été primé lors du Sunny Side of the Doc de la Rochelle, et a été vendu par Newen Distribution dans 130 pays.

Le studio de la terreur, un documentaire diffusé sur Canal + en partenariat avec le label Canal +, Création documentaire, la Région Ile de France et le programme Creative Europe de l’Union Européenne. 

« Billet retour pour l’Afghanistan » le 14/01 à 18H35 dans Arte Reportage

Ils sont des milliers d’Afghans, chaque jour, à regagner leur « terre d’origine ». Depuis l’invasion soviétique de 1979 en Afghanistan et la guerre civile qui a suivi, le Pakistan était la principale terre d’accueil des réfugiés afghans. Plus de 2 millions d’entre eux y avaient établi leur vie. Pourtant, depuis quelques mois, le gouvernent pakistanais durcit sa politique migratoire et a décidé de renvoyer l’intégralité de ces réfugiés en Afghanistan d’ici mars 2017. A l’origine de ces expulsions massives, des tensions historiques entre le Pakistan et l’Afghanistan. Islamabad accuse régulièrement les réfugiés afghans de nourrir le terrorisme local. Certains voient de la part des autorités pakistanaises une volonté de déstabiliser encore plus son voisin.

Ces cinq derniers mois, déjà 600 000 personnes ont été expulsées. Avant l’arrivée de l’hiver, ils étaient près de 6000 par jour à traverser la frontière. Pour certains, c’est la première fois qu’ils foulent la terre afghane. Ce reportage nous immerge dans ce retour, véritable parcours du combattant. Ces rapatriés doivent trouver un logement, un travail mais aussi de quoi se nourrir dans un pays où crises économique et sécuritaire sévissent. Ils ne peuvent pas compter sur l’aide du gouvernement afghan, accaparé par le conflit avec les taliban. Pour d’autres, c’est aussi un choc culturel. Pour tous, il faut réapprendre l’Afghanistan.

« Billet retour pour l’Afghanistan », réalisé par constance de Bonnaventure, le 14/01 à 18H35 dans Arte Reportage

« Clandestins, d’autres vies que les vôtres » le 10/01 dans Infrarouge à 23h sur France 2

Ils n’ont pas fui les bombes mais la misère. On les appelle clandestins. Ils travaillent, mais sans papiers. Combien sont-ils ? 400, 500000 peut-être, dans une France de 66 millions d’habitants. À peine 1% de la population, mais qui cristallise beaucoup de peurs et de rejets.

Au pays, ils ont laissé une épouse, un fils, une mère. Ils leur ont promis une vie meilleure. Aujourd’hui ils rasent les murs. Ils sont ceux que les autorités veulent expulser en priorité.

Alors ils acceptent les boulots ingrats, les horaires décalés, les salaires amputés. Souvent ils gagnent moins que le Smic. Souvent, ils paient des impôts. Certains employeurs profitent d’eux. Pas de recours. Comme l’écrivait Hugo : « l’exil, c’est la nudité du droit ».

Malgré les risques, ils sont cinq à prendre la parole. Cinq de ces « migrants économiques », que l’actualité ou l’Administration réduisent parfois à des statistiques. Cinq histoires singulières, à visage découvert.

Sidy le Sénégalais est manœuvre dans le bâtiment.

Emma la Chinoise est elle manucure.

Rahman le Bengladais livre des sushis.

Fanny l’Ivoirienne garde des enfants.

Armando l’Albanais, enfin, est menuisier.

Ils sont en France, parmi nous, depuis cinq, dix, douze ans. Aujourd’hui, pour la première fois, ils parlent. Ils ne font pas de politique, mais racontent la vie. Celle qu’ils ont trouvée ici, celle qu’ils ont fuie, là-bas.

Par ce récit simple et puissant, ils effacent certains préjugés et se dessinent eux-mêmes dans notre paysage. Eux, ces « clandestins », qui ont d’autres vies que les nôtres.

« Clandestins, d’autres vies que les vôtres », un film d’Andrea Rawlins-Gaston et Laurent Follea, le 10/01 dans Infrarouge à 23h sur France 2

La Création Documentaire de Canal+ fait son Moment Américain avec 2 documentaires exclusifs signés CAPA

Alors que le monde est suspendu aux sondages et aux débats télévisés, il faudra attendre le 8 novembre pour connaître l’issue du duel Clinton / Trump. Afin d’accompagner cette soirée exceptionnelle, CANAL+ a sélectionné deux documentaires exclusifs signés CAPA, « Showtime ! » et « Pour qui roule Hollywood ? », deux regards experts sur l’avènement d’une politique du show et du tabloïd.

« Showtime » de Laurence Haïm

Le 8 novembre à 22h50 sur Canal +

Le duel opposant Hillary Clinton à Donald Trump ne ressemble à aucun autre, il est devenu un véritable spectacle et le vainqueur du 8 novembre sera consacré comme une vedette de la téléréalité. La campagne présidentielle avec ses allures de show de Broadway est particulière. Laurence Haïm a suivi la campagne jusque dans les États les plus reculés du pays, les primaires de chaque camp et les conventions à Cleveland et Philadelphie. C’est la politique tabloïd dans tous ses états : il y est plus question de bulletins de santé, de Miss Piggy, de Duck Dynasty que d’Afghanistan, de la situation à Alep ou d’économie, comme le souligne Dan Rather en déplorant cette réalité de la deuxième décennie du XXIe siècle. Les coups distribués sont de plus en plus bas au fur et à mesure que l’on avance dans la campagne. Même Robert De Niro y est allé de sa menace à l’encontre de Trump après la vidéo sexiste impliquant le candidat républicain, que le « Washington Post » a fait fuiter le 7 octobre 2016.

Il faudra la question posée par Ken Bone, un électeur indécis, sur les ressources énergétiques du pays, pour recentrer le deuxième débat entre les deux candidats sur une question politique. Laurence Haïm cherche à comprendre comment le monde politique américain est devenu une arène où tous les coups sont permis. Ce grand spectacle fait les choux gras des réseaux sociaux qui accélèrent et amplifient ce que nous offrent les chaînes d’info continue. It’s SHOWTIME !

« Pour qui roule Hollywood ? » de Vanina Kanban

Le 8 novembre à 23h45 sur Canal +

Le 8 novembre, l’Amérique élira son 45e président. Hollywood, terre de légendes mais aussi d’engagement politique, aura largement contribué au vote. Mais pour qui roule-t-il ? Les démocrates ou les républicains ? Pour le savoir, Vanina Kanban a vécu durant de longues semaines au diapason d’un Hollywood en campagne. Depuis des décennies, emportés par la même fièvre, la cité reine du cinéma et les candidats au poste de président des États-Unis entrent en campagne au même moment. Hollywood devient ainsi l’un des acteurs de la vie politique et sociale des États-Unis.

Perçue comme ouverte, humaniste et tolérante, cette formidable machine à divertir s’inscrit dans l’ordre des choses comme étant à très forte majorité démocrate. Elle s’appuie pour cela sur bon nombre d’artistes – citons George Clooney, Sean Penn, Brad Pitt ou encore Scarlett Johansson – qui n’hésitent pas à prendre position en faveur de leurs candidats à coups de dîners et collectes glamour hautement médiatisés. Mais au-delà des acteurs, réalisateurs ou producteurs qui s’engagent publiquement en faveur de Hillary Clinton, Hollywood reste, essentiellement mais en toute discrétion, conservateur…

« Le Studio de la Terreur », au cœur de la propagande de Daech, le 20/09 à 20h50 sur Canal+

Le Studio de la Terreur est un thriller géopolitique 3.0 qui met à nu la propagande de l’État Islamique, en confrontant les protagonistes d’une guerre médiatique qu’aucun mouvement apocalyptique n’avait mis en œuvre jusqu’à présent. Une guerre inédite, qui convoque tous les marqueurs de la pop culture occidentale pour terroriser l’opinion mondiale et recruter de nouveaux soldats, à travers un storytelling numérique terriblement efficace.

Ce film est une enquête exceptionnelle de 18 mois, menée par l’auteur avec tout un réseau de fixeurs au Moyen-Orient, en Europe et aux Etats-Unis. Avec un accès sans précédent à des témoins à la parole rare, le récit nous mène d’un studio à l’autre, de Raqqa à Hollywood, en passant par l’Irak, la Turquie, la Belgique, Londres et Paris. Le tout avec une forte ambition esthétique, qui s’oppose au sensationnalisme trash des vidéos de l’Etat Islamique.

Nos protagonistes, outre les experts triés sur le volet, sont les propagandistes eux-même. Des cameramen, techniciens et Emirs des médias, tous repentis, qui ont fabriqué ces vidéos de l’horreur qui inondent les réseaux sociaux. Ils racontent de l’intérieur la mise en place et le fonctionnement de la machine de propagande de l’État Islamique. Des témoignages inédits et exclusifs.

La révélation principale du film, c’est la présence à la tête du Studio de la Terreur d’un Américain qui a travaillé à Hollywood. On ne connaît que son nom de Djihadiste, Abou Abderahman Al Amriki, mais plusieurs témoins valident son existence parmi les nombreux professionnels étrangers qui travaillent pour la propagande de l’État Islamique.

Ce scoop entre en résonance avec le propos de fond du film, qui est de décrypter comment les propagandistes de Daech s’inspirent de nos films à grand spectacle, de nos jeux vidéos et de notre « société du spectacle » pour mieux les retourner contre nous. Les vidéos de l’État Islamique nous reviennent à la figure comme un boomerang, et nous renvoient à notre fascination pour la violence.

Et comme le démontre le film, l’industrie du spectacle est tombée dans le piège : aujourd’hui, Daech est devenu « pop », il sature notre espace médiatique. C’est le nouveau Méchant d’Hollywood, celui que l’on adore détester. Et il ne demande pas mieux…

« Le Studio de la Terreur, à l’intérieur de la Machine de Propagande de Daech », un film d’Alexis Marant, produit par CAPA Presse avec la participation de la Création Documentaire CANAL+, de la Région Ile-de-France et de Creative Europe, le 20/09 à 20h50 sur Canal+

Une équipe de CAPA a vécu de l’intérieur les derniers jours des FARC pour « Enquête Exclusive »

À l’aube de la disparition des FARC, le réalisateur Ibar Aibar a filmé, au cœur de la jungle, ces combattants dans leur quotidien.

Le camp des FARC où il a vécu abrite l’un des bataillons d’élite de la guérilla, le « Premier Front ». C’est ce bataillon qui a détenu les otages les plus emblématiques de la guérilla comme Ingrid Betancourt. Entraînements, propagande, ultimes opérations militaires sur le terrain, trafic de cocaïne, notre équipe a eu accès à tout.

Les combattants, hommes et femmes (40% de guerilleras), se sont laissés filmer dans leur intimité et ont accepté de répondre à toutes les questions de notre journaliste Ibar Aibar.

L’équipe de CAPA a par ailleurs rencontré certaines de leurs victimes, d’anciens otages, détenus pendant des années dans des conditions inhumaines, enchaînés au fond de la jungle. Ibar Aibar a également suivi le « retour à la civilisation » de plusieurs combattants entrés dans la guérilla à l’adolescence.

Le gouvernement colombien et la guérilla des FARC sont parvenus à un accord de paix historique, annoncé le 24 août dernier, après cinquante-deux ans de conflit armé. CAPA vous invite à découvrir ce documentaire exceptionnel dans « Enquête Exclusive » le 11 septembre à 23h00 sur M6.

L’Effet Papillon prend ses quartiers d’été EN CLAIR, tous les dimanches à 12h10 sur Canal +.

Du 3 Juillet au 4 Septembre, l’Effet Papillon devient l’Été Papillon : un concentré des sujets les plus marquants de l’année.

Durant tout l’été, Daphné Roulier nous propose de retracer l’actualité internationale à travers des reportages et des séries comme le Dictature Tour de Benoit Chaumont ou le No Go Zone d’Hugo Van Offel.

Bonne nouvelle pour ceux qui veulent voir ou revoir l’émission : L’Été Papillon est diffusé EN CLAIR sur Canal +, tous les dimanches à 12h10.

Les replays sont également disponibles sur le site de Canal +

Retrouvez l’Été Papillon sur Facebook et Twitter. Réagissez en direct pendant la diffusion : #ÉtéPap

« Caméléon : Clandestin au Mexique » le 28/06 à 22h30 sur 13ème Rue.

Pour le troisième épisode de Caméléon direction le Mexique. Sebastian Perez Pezzani se met dans la peau d’un clandestin sur le chemin des USA.

Au Mexique, on voyage en bus ou en avion. Le train c’est pour les marchandises… et les clandestins. Ce train, les migrants latinos l’appellent la Bestia (la bête), Train du Diable ou Train de la mort. Au choix…

Pour Sebastian le voyage commence à Hermosillo, à la sortie de la dernière gare de triage avant les Etats Unis.
Il s’achèvera une semaine plus tard, au pied du mur de barbelés qui sépare les deux pays, dans un no man’s land contrôlé par l’organisation criminelle la plus violente du Mexique, le cartel de Sinaloa.

Pendant une semaine, il partage le quotidien de deux migrants rencontrés à bord du fameux train du Diable : Juan et Julio. Les deux hommes sont des survivants. Ils se sont connus sur le train du Diable. Ils ont eu peur, eu soif, eu froid ensemble. Entre eux, maintenant, c’est à la vie à la mort.

« Caméléon : clandestin au Mexique », le 28/06 à 22h30 sur 13ème Rue. Réagissez en direct sur les réseaux sociaux avec #Caméléon