Comment
s’imposer dans un état centriste comme la
Californie lorsqu’on est républicain ?
Il suffit d’être une star d’Hollywood
comme Ronald Reagan ou Arnold Schwarztenegger et d’avoir
une bonne stratégie de campagne.
Alors qu’il brigue un second mandat, l’ex-Terminator
désormais recentré sur sa gauche s’est
habilement converti à l’écologie.
S’opposant ouvertement au président Bush
qui reste fermement opposé à la ratification
des accords de Kyoto, le gouverneur de Californie s’est
engagé, lui, dans la lutte contre les effets de
serre, en promettant de faire de la Californie un modèle
à suivre pour le reste du pays. Les républicains
et démocrates de l’état ont tous aplaudi
cette initiative, de même qu’une très
grande majorité des citoyens.
Traumatisés par le film de Al Gore et le prix de
l’essence qui ne cesse de grimper, les Californiens
ont enfin trouvé avec l’écologie un
sujet qui les rassemble. Soucieux de participer à
ce grand mouvement éco-chic, ils s’en prennent
d’abord à leurs grosses voitures. Les ventes
de 4 x 4 chutent, tout le monde se jette sur les petites
hybrides ou sur des solutions alternatives plus ou moins
farfelues comme le bio-diesel ou l’huile végétale.
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Surfant sur la vague verte, le gouverneur s’affiche
dans un Hummer à hydrogène. On apprend
qu’il fait même transformer son Hummer pour
tourner à l’huile de cuisine.
Derrière cette démagogie médiatique
se cache pourtant un véritable républicain
qui défend une politique conservative en matière
d’économie et suit rigoureusement la ligne
tracée par le président George Bush sur
les sujets de société comme le mariage
homosexuel ou la peine de mort. Son opposant démocrate,
Phil Angelides, joue la carte de « Monsieur tout
le monde ». Petites lunettes, cravate marron,
son manque de charisme perce l’écran, surtout
lorsqu’il regarde la mauvaise caméra pendant
les trois quarts du seul débat télévisé
qui l’oppose au gouverneur sortant. Les démocrates
défaitistes font campagne pour la forme mais
ne se font aucune illusion.
Arnold Schwartzenegger dispose d’une confortable
avance de 15 points dans les sondages et sauf accident,
le « governator » devrait facilement renouveler
son mandat pour quatre ans. |