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Pierre Pluta a 59 ans. Ancien ajusteur-mécanicien des
chantiers navals de Dunkerque il est devenu en l'espace
de 10 ans la figure emblématique du combat pour la reconnaissance
des victimes de l'amiante. Lui même atteint par une
maladie causée par cette matière cancérogène, il puise
sa force dans sa révolte contre l'injustice.
Les épidémiologistes évaluent à plus de 100 000 le
nombre de victimes de l'amiante d'ici à 2025. Les maladies
peuvent se développer aprè un temps de latence d'une
trentaine d'années. Certaines sont mortelles dans l'année
de découverte des premiers symptà´mes. On parle de la
plus grosse catastrophe sanitaire que la France n'ait
jamais connue.
Pierre Pluta est l'un des premiers "révoltés de
l'amiante".
En 1988, il est licencié des chantiers navals de Dunkerque.
Lors d'une visite médicale pour une reconversion professionnelle,
il apprend qu'il a des plaques pleurales, suite à une
exposition à l'amiante. |
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Amiante, plaques pleurales : ces mots ne lui disent
rien. Il cherche donc une association pour comprendre
et pour l'aider. Il n'en existe pas.
En 1996, Pierre Pluta décide de créer l'ARDEVA, association
régionale de Dunkerque des victimes de l'amiante. L'ANDEVA
(Association Nationale Des Victimes de l'Amiante) sera
créée peu de temps aprè.
A ses débuts, cette association ne comptait qu'une dizaine
d'adhérents aujourd'hui elle compte à son actif 2000
adhésions et s'est engagée dans plus d'un millier de
procédures en faute inexcusable de l'employeur. Pierre
Pluta s'engage corps et à¢me dans cette association,
pour ses adhérents, pour la justice, et contre l'oubli !
Il est entre autres l'initiateur de « la marche des
veuves ». Toutes les trois semaines, dans plusieurs
villes de France, les veuves des victimes de l'amiante
défilent autour des palais de justice pour réclamer
un "procè de l'amiante".
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