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L'ECPAT, l'organisme international chargé de lutter
contre l'exploitation sexuelle des enfants est présent
dans 62 pays mais pas au Cameroun.
Le pays du soleil et du sourire est une destination
peu connue pour le tourisme pédophile. Pourtant, un
collectif d'associations s'efforce depuis plus d'un
an de dénoncer le phénomène.
C'est le point de départ de ce carnet de route qui a
conduit Adile Farquane, reporter à CAPA, dans les coulisses
d'une prostitution enfantine qui se banalise de plus
en plus.
à€ Kribbi , le St Tropez local , les hà´tels de luxe sont
situés à proximité de quartiers tellement pauvres que
le moindre billet en devise étrangère permet de nourrir
des familles entières.
Pour Viané, une des rares personnes qui a accepté de
témoigner à visage découvert , la prostitution enfantine
est devenue une question d'offre et de demande dans
la ville, les touristes les demandant de plus en plus
jeunes et les parents n'osant pas dire non.
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Autre escale dans ce voyage en eaux troubles : Douala,
la capitale commerciale du Cameroun. Ici, l'arrivée
de touristes pédophiles a pris de telles proportions
qu'une association a décidé de mettre en place des patrouilles
pour protéger les enfants des rues.
Cette association qui travaille théoriquement en collaboration
avec la police dénonce plusieurs cas de touristes occidentaux
pris en flagrant délit en compagnie d'un mineur et qui
ont finalement été relà¢chés moyennant finance.
Plusieurs victimes et un haut responsable de la police
ont pris le risque de parler pour que le scandale cesse.
Adile Farquane a pu constater par lui-même à quel point
il était facile aujourd'hui de faire monter un enfant
mineur dans sa chambre notamment dans les hà´tels internationaux
de Douala. Des hà´tels qui, pour la plupart, ont pourtant
signé un code de conduite pour lutter contre l'exploitation
sexuelle des enfants.
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