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Sur le port, tout rappelle les années de guerre civile
qui ont laissé de profondes cicatrices. Tout ici a été
dévasté, vandalisé, pillé. Les quais défoncés par des
bombardements, les cargos torpillés et à demi-coulés
ou affaissés contre les quais. Des anciens miliciens
ont fait main basse sur le port et le dirigent aujourd'hui.
En 2003, les Nations Unies ont dà» envoyer 15 000 hommes
pour imposer une paix fragile.
Une violence sourde rà´de encore dans cette torpeur tropicale.
La mort est parfois au bout d'un quai. Un cargo fantà´me
abrite des marins abandonnés comme Albert.
Mais une lueur d'espoir brille au fond des yeux de ces
hommes et de ces femmes qui vivent ici et se débattent
dans des difficultés énormes.
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Comme le Captain Baci, le pilote du port. Ancien grand
capitaine de la marine du dictateur communiste albanais
Enver Hojda, il a posé sac à terre dans ce coin perdu
d'Afrique. Aujourd'hui, grà¢ce à lui, le port reste relié
au reste du monde.
Ou encore le major Koffa, le chef des gardes cà´tes du
port de Monrovia, bien désarmé contre les pirates qui
pillent les ressources du pays.
Mais aussi Teresa, la capitaine du bateau pilote, qui
attend un petit signe du destin pour repartir sillonner
le port de Monrovia.
A Monrovia avec la paix retrouvée, la vie a repris,
un peu, ses droits. |