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Combat Public avec Robert Ménard, fondateur et secrétaire
général de Reporters Sans Frontières. Combat Public
l'a suivi, lui et son l'équipe, en France, en Jordanie,
en Tunisie et au Mexique, que ce soit au cours d'enquêtes
sur le terrain ou pendant des actions "coup de
poing" contre des gouvernements et des états qui
bafouent la liberté de la presse et la liberté d'expression.
Combat Public est retourné avec Robert Ménard dans la
station locale de Radio France Hérault, à Montpellier,
où il a fait ses débuts de journaliste. Nous avons retrouvé
ceux qui l'ont aidé à créer, il y a 20 ans, l'association
qui est devenue aujourd'hui la boussole incontournable
de la liberté de la presse dans le monde et la plus
importante des ONG de défense de la liberté d'expression.
Dans ce documentaire Robert Ménard revendique ses prises
de position, parfois provocatrices, les méthodes d'action
de son organisation, souvent spectaculaires, mais également
sa personnalité de "fort en gueule toujours à la
recherche des caméras" comme certains lui reprochent
parfois. Pour lui "la liberté d'expression ne se
négocie pas", et tout est bon pour défendre ce
droit fondamental pour lequel des journalistes meurent
chaque année, et dont des millions de personnes sont
privés dans le monde.
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Tourné au printemps 2005 ce documentaire montre également
la mobilisation quotidienne de RSF sur l'affaire des
otages français à Bagdad, Florence Aubenas et Hussein
Hanoun, jusqu'à son dénouement.Combat Public analyse
également avec Robert Ménard les limites de l'action
de RSF. La mauvaise publicité (rapports, communiqués),
son arme principale contre les gouvernements qui baà®llonnent
la presse, ne fonctionne plus lorsque RSF est confrontée
à des affaires où ce sont des groupes terroristes ou
maffieux qui s'en prennent aux journalistes. Combat
Public a suivi un « enquêteur » de RSF à Nuevo Laredo,
dans l'état de Tamaulipas, à la frontière entre le Mexique
et les Etats-Unis. Il y mène une enquête sur les meurtres
et disparition de journalistes. Les meurtres liés au
trafic de drogue s'y affichent par dizaines tous les
jours à la une des journaux. Et ceux qui enquêtent sur
ces crimes risquent leur vie. Plus d'un tiers de la
population mondiale vit dans un pays où il n'existe
aucune liberté de la presse. Emprisonner ou tuer un
journaliste, c'est éliminer un témoin essentiel et menacer
le droit de chacun à l'information. En 2004, année noire
pour la presse, 53 journalistes ont perdu la vie. La
mission que s'est fixée RSF il y a 20 ans est toujours
d'actualité.
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