Nolwenn Dipoko a 17 ans. Lycéenne, elle habite Saint-Etienne
et n’a qu’un rêve : devenir égyptologue. A Paris elle
rencontre Nicolas Grimal, 56 ans, égyptologue renommé,
professeur au collège de France et pendant 14 ans co-directeur
du Centre franco-égyptien d’études du temple de Karnak.
Avec Nicolas Grimal, Nolwenn va découvrir en Egypte les
secrets du temple, mais elle va également rencontrer tous
ceux qui travaillent sur ces trésors de l’Antiquité :
archéologues, restaurateurs, architectes, dessinateurs,
égyptologues. La plupart ont entre 25 et 35 ans, ont déjà
fait sept ou huit années d’études, et travaillent en Egypte
grâce à des bourses.
Nolwenn va ainsi accompagner sur le site Pauline, dessinatrice
en archéologie. Boursière du Ministère des Affaires Etrangères
elle est à Karnak depuis cinq mois. Elle est en formation,
et pour faire ses gammes, elle relève des hiéroglyphes
sculptés sur les pierres du temple. Recopier les millions
de signes hiéroglyphiques est l’une des nombreuses missions
des Français à Karnak. À ce jour, après 40 ans de travail,
seul un tiers du temple a été recopié.
Avec Elizabeth Koltz, Nolwenn va comprendre comment sont
restaurées les statues abîmées. Elizabeth travaille sur
des restes de statues de l’époque d’Hatshepsout, régente
du royaume d’Egypte au milieu du IIe millénaire avant
Jésus-Christ. Enfouis sous quelques gravats, ces vestiges
furent oubliés là pendant 4000 ans.
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Boursière comme Pauline, Lili emploie son énergie et
ses potions chimiques à réparer les injures du temps.
Karnak recèle encore de nombreuses énigmes.
Ainsi il est toujours impossible d’évaluer avec certitude
l’importance qu’avait ce temple pour les Egyptiens qui
ont vécu avant le nouvel empire, il y a 3500 ans.
Le temple était-il déjà grand ?
Le Dieu Amon avait-il déjà la prééminence dans la liturgie
égyptienne ?
Trouver les réponses à ces questions et toute la chronologie
de Karnak pourrait en être changée.
Chercher des indices dans la terre, c'est la mission
qui à été confiée à Guillaume Charloux, jeune archéologue
de 29 ans.
C’est au fond d’un trou, un « sondage », que Guillaume
étudie les différentes couches de terrain qui lui révèlent
la chronologie du temple. Grâce aux tessons de poterie
qu'il recueille et trie patiemment, il explique à Nolwenn
que de nouvelles hypothèses voient le jour.
L’égyptologie est une science qui fait appel à de nombreuses
techniques et spécialités. En quelques jours Nolwenn
l’a compris en parcourant le site exceptionnel de Karnak
et en rencontrant tous ceux qui y travaillent avec passion.
Des rencontres qui vont conforter Nolwenn dans sa volonté
de "devenir égyptologue", même si elle sait
désormais que les études seront longues.
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