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Singapour, une petite ville-Etat de moins de 4 millions
d'habitants. Un Etat autoritaire et puritain où s'embrasser
en public est toujours interdit. Une nation fière de
ses prouesses technologiques, mais qui doit faire face
aujourd'hui à un défi menaçant sa prospérité : la petite
Suisse asiatique n'assure plus le renouvellement de
sa population.
Car à Singapour, le taux de fécondité est de 1,4 enfants
par femme: c'est l'un des plus bas au monde.
Alors l'Etat met les grands moyens pour changer les
mentalités : plus de 200 millions de dollars par an
dépensés en exemptions fiscales, aides au logement,
campagnes de presse ...
Mais surtout, dans sa grande tradition interventionniste,
il joue lui-même les agences matrimoniales. Un organisme
public est donc chargé de mettre ses citoyens dans le
même lit....
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Pourtant les résultats ne sont guère convaincants.
Pénurie de logements, semaines de travail, culte de
la productivité : les Singapouriens ne prennent pas
le temps de faire des enfants.
Mais le gouvernement a sa botte secrète : le Dr Love,
une sorte de gourou local du sexe, et une stratégie
: réhabiliter le plaisir pour relancer la natalité.
Emissions de télé-réalité, croisières du plaisir, consultations
à domicile, services de conseils sexuels par téléphone,
le Dr Love est de tous les projets. Des recettes simples
voire simplistes mais un réel talent de communicant.
Et dans un pays aussi puritain, son apparition sur les
écrans de la télévision nationale fait figure de révolution...
Mais les résistances restent de taille : Singapour
s'est construit dans les années 60 sous le mot d'ordre:
"travaillez pour la Nation, ne faites pas de bébés"... |