Sillonnant la ville, Samuel Le Bihan part à la rencontre de quelques-unes des 5000 personnes qui disparaissent avec la lumière dans les entrailles de la capitale mongole. Il se confronte ainsi à des histoires particulièrement poignantes, comme celle de Naranjarül. Vivant seul avec son fils de 4 ans, il est désormais condamné à fouiller les poubelles de la ville à la recherche d’ordures destinées au recyclage. La nuit tombée, lorsque, pendant six mois dans l’année, la température tombe à - 30 degrés, s'abriter dans les puits d'accès au réseau de chauffage est pour eux la seule façon de survivre…
Poursuivant son immersion au cœur de la misère, Samuel décidera de poursuivre sa route dans le sillage de la ruée vers l’or des « ninjas ».
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C’est ainsi que l’on appelle les bergers qui ont tout quitté pour devenir chercheurs d’or dans l’un des nouveaux Eldorados qui ont laissé des cicatrices visibles dans le paysage et dans la vie de ces oubliés de l’après-communisme.
Espérant que l’histoire de la Mongolie n’est pas seulement celle de ces êtres perdus entre deux mondes, Samuel décide de s’enfoncer plus loin dans les steppes gelées…. Au bout de ces routes à peine praticables, il rencontre une famille revenue à la case départ après des années d’exil et de souffrance à Oulan Bator. Pour eux, c’est une renaissance, un retour aux sources, celles d’une vie rythmée par les saisons …
Les bidonvilles du froid, c’est l’envers du décor des steppes mongoles…
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